Adolphe Sax 200

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Pentru că s-au împlinit, pe 6 noiembrie, 200 de ani de la naşterea inventatorului saxofonului – Adolphe Sax, Daniel Kientzy, un maestru fără egal al acestui instrument, ne-a împărtăşit câteva gânduri. Îi mulţumim!

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Adolphe Sax était un visionnaire. Créer un nouvel instrument c’est comme créer une symphonie. C’est quelque chose qui reste pour toujours. Comment pensez-vous que le saxophone a enrichi la musique contemporaine?

Avec ce(s) tuyau(x) sonore(s), parmi bien d’autres inventions, Adolph Sax a mis à la disposition de la création musicale, et cela depuis le milieu du XIXe siècle, un outil multiple, puissant et véritablement inouï. Pour la première fois (ce qui est par ailleurs tout de même étrange) étaient (enfin) associés une anche simple avec son bec et un tuyau conique. Cependant, les canons du bien et du beau musical étaient déjà solidifiés et le glacis des préjugés de ceux qui n’écoutent pas plus loin que le lobe de leurs oreilles immunisa à 99,99% la musique savante des ferments expressifs et sonores de cette famille d’instruments. De toutes façons, le marché visé par M. Sax était celui des « musiques militaires » et dérivées où il réussit pleinement.

Le saxophone est plutôt connu dans la musique de jazz, mais il a déjà commencé à gagner une place très importante dans la musique symphonique et dans la musique de chambre. La transition était-elle facile?

Dans sa branche jazz, la musique populaire ouest occidentale (par ailleurs elle aussi non exempte de préjugés) accueillit le saxophone sans se presser alors qu’il n’était déjà plus nouveau. Mais très vite à partir de ce moment là et pour longtemps, il symbolisa le jazz presque autant que la guitare électrique la « Pop  Musique ».

Parallèlement aux musiques militaires, et ce dès les premières maitrises techniques du nouvel instrument (au milieu du XIXe siècle), des musiciens ont donné des concerts d’œuvres solistiques, essentiellement de la « musique de genre ». Parmi eux de brillants virtuoses. Pourtant, on considère couramment que le « saxophone classique » est né entre les deux guerres (mystère…).

L’introduction tardive dans la musique contemporaine a, quant à elle, été freinée par deux principales raisons. La première est que, malgré les apparences « révolutionnaires », le conformisme instrumental règne dans le monde musical en général ainsi que chez la plupart des compositeurs. La deuxième concerne le manque d’interprètes en mesure de s’intégrer ; en effet, les purs jazzmen avaient des critères esthétiques et surtout techniques incompatibles pour un rôle de pur interprète de musique savante et les « classiqueux » qui avaient toutes les qualités de base pour ce travail étaient bornés dans un intégrisme étriqué soit disant classique.

Les compositeurs du monde entier vous ont dédié des œuvres pour saxophone. Quelles sont les œuvres que vous aimez? Quelles sont les plus difficiles à jouer et pourquoi?

Bien que je ne sois ni le père ni la mère des œuvres écrites à mon intention, j’ai la réaction de ces derniers vis à vis de ces œuvres. Comme eux, je ne peux choisir une préférée parmi cette progéniture internationale; même si la vie musicale m’a conduit à en jouer plus souvent certaines que d’autres.

Egrener les notes dans les nuances écrites sur la partition est souvent extrêmement difficile dans la création musicale depuis déjà de nombreuses décennies.

Cependant, pour être sine qua non, ce travail n’est pas suffisant pour une concrétisation éloquente de l’œuvre pour que les sources d’émotions qu’elle recèle entrent en résonnance avec les êtres humains à qui elle est destinée.

Accomplir cela n’est jamais simple.  Chaque œuvre est un monde unique dont l’essentiel s’est constitué à l’insu même du compositeur. Le travail d’interprétation de chaque œuvre est un périple au bout duquel je ne suis jamais arrivé avant de croire y être.

Comment avez-vous décidé de dédier un traité au saxophone? C’était un travail énorme! Parlez-nous un peu de ce traité!

C’est la nécessité de fournir des munitions sonores aux compositeurs qui m’a mis sur le chemin de la recherche organo-acoustique sur le(s) saxophone(s). Dans un premier temps, il s’est agit de communiquer oralement, mais, très vite, ne serait-ce que pour préparer ces communications, il fallut noter. Pour avancer dans l’exploration des possibilités soupçonnées puis insoupçonnées, la notation fût aussi indispensable. D’autre part, il fallut aussi inventer des signes, une orthographe pour clairement et surtout distinctement noter ces nouveaux modes de jeux. De fil en aiguille, après « Les sons multiples aux saxophones », j’en suis arrivé à « Saxologie ».

Daniel Kientzy

 Photo - Sebastiano d'Alaya Valva

 Photo:  Sebastiano d’Ayala Valva

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